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« Croire en ses rêves » – Épisode 4 – James & Elvira VIL


Bonjour à tous,

Place aujourd’hui au 4ème volet de la série « Croire en ses rêves ». J’ai le plaisir aujourd’hui d’interviewer deux personnes à la fois : James & Elvira VIL.

Q ? Bonjour James, bonjour Elvira, pour ceux qui viendraient d’une autre planète et ne connaitraient pas encore James, peux-tu te présenter en quelques mots ? Elvira, peux-tu faire de même ?

C’est la question à laquelle je sors mon joker, car se présenter c’est parler du passé et si il a participé à ce que je suis aujourd’hui je préfère parler de l’avenir bien plus précieux à mes yeux. Je dirai juste que j’ai 52 ans et que la photographie berce mon quotidien depuis l’âge de 15 ans… ah oui quand même !!

Au tour d’Elvi de se présenter… Mais c’est moi qui en parlerai ! Pourquoi car si tout fonctionne aujourd’hui pour moi c’est grâce à Elvira, à son humilité et à son travail de l’ombre. Nous aurions pu nous rencontrer bien avant cette année 2009, car Elvi aurait souhaité travailler comme danseuse pour Maurice Béjart alors que je travaillais pour l’agence de presse Bernard et couvrait sa compagnie. Pas grave, nos destins se sont finalement croisés pour vraiment partager la photographie. En poste dans une fédération sportive, ma moitié gère développe et organise, tout ce dont j’ai besoin pour avancer. Voilà tout simplement comment nous ne formons qu’un mais avec nos personnalités et en se respectant

Q ? Je vois aussi que vos projets sont désormais menés tant à ton nom qu’au nom d’Elvira… j’avais adoré la dernière page de ton livre, à ce sujet. Travailler en couple fait rêver quand les deux ont la même passion. Peux-tu nous dire en quoi cela enrichit vos visions respectives de la photo ?

Il n’y a aucune préméditation à ces chemins qui se rejoignent en fait, nous sommes tous les deux d’horizons très différents (surtout Elvi, rire) mais ce qu’elle a fait pour que la photographie devienne une passion commune est juste fantastique et donc c’est tout naturellement qu’aujourd’hui nous imaginons, comme une évidence, certains projets ensemble.

(Dernière page de l’ouvrage « New-York city Upside Down » de James Vil – 2016)

La photographie est souvent associée à un plaisir, hobby ou métier assez solitaire mais si dans les faits cela est assez vrai, dans la construction de notre vision nous avons besoin d’échange, de partage pour évoluer. Elvi n’avait que très peu pratiqué la photographie auparavant donc naturellement son regard a été influencé par mes pratiques mais très rapidement elle s’est émancipée et nous arrivons à dialoguer avec nos images. Nous travaillons nos sujets avec des angles différents ce qui est extrêmement enrichissant et permet de se rappeler à chaque instant qu’il faut rester attentif au moindre détail quand nous photographions.

Q ? Tu as déjà participé à l’association que j’ai créée avec un ami, “Photographes pour la Vie”, en offrant (et il est toujours disponible – voir ci-dessous) un grand tirage au profit de la Ligue contre le cancer.

Photo offerte par James à l’association « Photographes pour la Vie » au format 50×75 cm
Il m’a demandé d’en baisser le prix pour favoriser la vente
Je rappelle que l’intégralité des bénéfices vont à la Ligue c/ le cancer

Tu viens de lancer un autre projet caritatif, peux-tu m’en dire un peu plus ?

Merci Joëlle pour cette question car elle va nous permettre de faire passer un message auquel nous tenons. Dans la photographie de témoignage ou reportage, nous existons à travers nos sujets, nous voyageons pour ramener des images insolites, très différentes de notre quotidien, nous sommes les témoins de moments fabuleux aux quatre coins de la planète auxquels beaucoup ne peuvent pas se rendre, alors restons humbles car l’attrait que peuvent avoir nos sujets est aussi dû aux grandes différences de ce nous vivons chaque jour. Alors voilà on touche notre point sensible, c’est simplement de partager le fruit de notre travail avec ceux qui nous suivent mais aussi avec ceux et celles qui nous laissent les photographier car ne sont ils pas finalement les vrais artistes ?

Pas question d’intellectualiser notre métier, ni de se donner bonne conscience mais simplement de partager avec le plus grand nombre. C’est sans doute là que commence notre bonheur photographique, donner un peu à ceux qui peuvent en avoir besoin. Les enfants de Mada est le début d’une grande et longue aventure, si nous te racontons tout, nous y sommes pour quelques très longues pages d’écriture mais cela est pour notre livre 😉 chut nous n’avons rien dit ! (NDLR : Vivement le livre !!!)
Par contre l’opération lancée cet été à l’occasion des voies off de Arles et du festival des Azimutés d’Uzés en août est importante et essentielle pour la suite de nos voyages.

L’exposition « Les Enfants de Mada » est entièrement en Open Edition, de ce fait aucune numérotation, nous permettant ainsi de vendre à des prix très bas et nous permettre de reverser une partie de la vente au profit d’écoles pour lesquelles nous allons acheter des fournitures scolaires. Nous ne pouvons pas tout écrire, mais notre démarche est de permettre à ces enfants d’accéder au savoir et peut être demain leur permettre d’accéder à des postes et fonctions leur permettant de vivre différemment. Nous n’en écrirons pas plus car le débat est tout autre et surtout extrêmement compliqué.

 

Q ? Quel fut, dans ce projet, l’obstacle le plus important que vous ayez eu à surmonter jusqu’à présent ?

Pas d’obstacle pour le moment, si ce n’est l’investissement nécessaire à la mise en place d’un tel projet, sans tout dévoiler car ceci est très personnel dans les détails, le coût de l’expo comporte 5 chiffres, cela peut être un frein à sa réussite mais nécessaire pour son succès, car pour vendre et donc promouvoir l’opération il faut que les petits tirages soient disponibles immédiatement et cela représente tout de même pour commencer 200 photos en format 12×18 en finition portefeuille 20×30. A cela il faut rajouter les 20 grands formats, les frais de location de la galerie à Arles, les déplacements et frais annexes !

Mais ce n’est que du bonheur, car l’accueil est au delà de nos espérances, le public est venu en nombre, adhère et partage le projet.

 

Q ? Et quel est, dans vos rêves les plus fous, l’aboutissement dont vous rêvez pour ce projet précis et ce qu’il resterait à surmonter pour pouvoir l’atteindre ?

Les rêves les plus fous se réaliseront, mais ils évolueront au fur et à mesure. Le 16 octobre prochain nous emmenons avec nous 10 photographes à Madagascar, la deuxième partie du projet va prendre forme, partager notre amour pour ce peuple et ce pays et embarquer quelques futurs dingues comme nous. Comme toute aventure, le plus difficile est de la faire perdurer, nous essayerons d’y arriver et pour cela nous espérons que notre exposition continuera à plaire pour la faire tourner en France et au delà si possible.

Des projets se dessinent pour les 18 prochains mois avec bien entendu tellement d’autres photographies à vous faire découvrir.

« Les Enfants de Mada – L’exposition »

Un petit mot pour finir Joëlle, car il nous faut tout de même parler du fonctionnement, de la scénographie de l’exposition car exposer à deux c’est donner un sens à notre histoire aussi. Pour cela, Elvira m’a proposé 10 photos auxquelles j’ai répondu à la fois par une correspondance visuelle mais aussi afin d’apporter aux visiteurs des informations quand à la vie, l’éducation, le comportement. Des éléments d’échanges fructueux et enrichissants.

Nous te remercions pour et échange et au plaisir d’en avoir de nombreux autres.

©  James & Elvira VIL – Août 2017

NDLR : Les photos actuellement mises en vente au profit de ce projet sont visibles sur la page ci-dessous (un clic et vous y êtes….. allez voir !! Relayez !)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(Photo d’accroche – L’attrape-rêves – © Dyya Eldin – Licence Creative Commons
Photo de James & Elvira : par eux-mêmes

 

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