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L’art de la pose par Florence RIVIÈRES – Premier volet

Bonjour à tous,

Au programme de l’article du jour, une belle découverte.

Premiers contacts

Avant de vous parler du livre lui-même, quelques mots sur la façon dont il est arrivé entre mes mains. Ceux qui connaissent mon travail photographique savent en effet qu’à l’exception des photos de mes enfants (que je ne montre quasiment pas sur Internet au grand désespoir des jeunes modèles), je ne pratique jamais la photographie avec des modèles vivants. Mes sujets sont plutôt sportifs, culturels, régionaux, graphiques, etc…  Pour vous faire une opinion, c’est PAR ICI

Bref, rien qui puisse m’amener à priori – alors que j’ai des montagnes de livres à lire et jamais assez de temps pour tout découvrir – à me pencher sur une lecture spécialement dédiée à la photographie de modèles d’art. Je ne pose pas non plus en tant que modèle, et donc cet ouvrage serait sans doute resté bien loin de ma bibliothèque si…

… si un jour, son auteure, Florence RIVIÈRES, elle-même modèle ET photographe, ne m’avait approchée par l’intermédiaire de Julie de WAROQUIER (qu’on ne présente plus, mais au cas où : http://www.juliedewaroquier.com/).

La demande de Florence était à ce moment la suivante : elle avait lu l’ouvrage « Le photographe et son modèle » dont je suis l’auteure, et qui est consacré aux aspects juridiques de cette collaboration artistique (VOIR ICI). Sa première idée était d’inclure dans son ouvrage une interview pour compléter ses propos, puisque le reste du livre traite bien plus de psychologie, d’esthétisme etc… j’y reviendrai ci-dessous. Le contact étant excellent, j’ai bien sûr accepté en la remerciant pour cette opportunité de mêler son expérience de modèle à mon activité juridique…. et le temps passa…. et passa encore… et encore… Et j’avais, de mon côté, mille autre choses à faire et à penser, donc j’attendais tranquillement qu’elle reprenne contact avec moi.

Le temps passait toujours….

….jusqu’au moment où je lus l’annonce de la sortie de son livre.

(Ouvrage autoédité par l’auteure – Cliquez ICI pour de plus amples informations)
Photo de couverture : © Julie de Waroquier – Modèle : Florence Rivières

N’aimerait-elle plus mon livre ? Aurais-je dit ou fait quelque chose qui lui aurait déplu ? Aurais-je raté un message important ? (Oui bon, les auteurs ont l’imagination fertile… pas pour rien qu’ils sont auteurs…!). M’aurait-elle recontactée en vain, sa demande étant absorbée et avalée dans les méandres de Messenger ? Ouf non…  mais pourquoi diable, alors, n’avions-nous plus échangé ?

Je me suis donc rapprochée d’elle et Florence m’a indiqué qu’elle avait trouvé son style, son impulsion, et avait plutôt fait de multiples références à mon ouvrage dans son livre. Gentiment, elle m’en adressa une copie en ebook alors que son bébé était déjà parti à l’impression, pour avoir mon avis.

Dès réception, la curiosité m’a poussée à examiner d’abord ce qu’elle disait sur le plan juridique… j’y reviens dans un second volet, accessible ICI).

Satisfaite du contenu et surtout bien accrochée par le style en effet particulier et très vivant, j’ai fait ensuite ce par quoi j’aurais dû commencer : je suis revenue à la page 1, pour lire dans l’ordre (Oui bon – bis -, les artistes ne sont pas non plus toujours très rationnels ou ordonnés…)

La lecture

Et là, vraiment… dès le départ, une très très belle surprise.

Je ne suis pourtant pas sensible à ce sujet, je vous l’ai dit plus haut. On est très très loin de mes domaines photographiques, et si j’apprécie à leur juste valeur bon nombre de photos avec modèles, la discipline ne m’a jamais attirée jusqu’à présent.

Bref… un beau jour, ou plutôt une belle nuit (oui, je lis tard le soir), j’entame donc la lecture du livre… et je me surprends à ne décrocher qu’à 2h du matin (et encore, uniquement parce que le réveil allait sonner 4h1/2 plus tard).

Comme toujours, lorsque j’aime un livre, je préfère vraiment l’avoir sur papier. Avant de continuer j’ai donc commandé un exemplaire papier.

Avec un peu de patience, celui-ci finit par arriver dans ma boîte aux lettres, ce qui m’a permis de poursuivre, avec le même plaisir.

L’ouvrage est construit comme un parcours… celui de tout modèle qui veut se lancer dans l’aventure, mis en parallèle avec celui de l’auteure qui revient sur ses premiers pas, et les conseils qu’elle aurait aimé lire pour éviter quelques détours.

J’ai souri, à l’évocation de certains eMails pour le moins incongrus (oui, ça m’a rappelé aussi ce que je reçois en tant qu’auteure).

J’ai appris, notamment que même avec les meilleures intentions du monde, on ne touche jamais un modèle pour le repositionner, sans lui demander son accord. Naïvement, du côté photographe, j’aurais imaginé que cela allait de soi, sans penser qu’alors le modèle peut se sentir mal, dans la peau d’un objet qu’on déplace. Et pourtant, lu comme cela, ça paraît évident. Il faut l’avoir vécu… ou, mieux, l’avoir lu pour en être informé(e) à temps et ne pas commettre de maladresse.

J’ai découvert, à travers ce qu’elle en dit, qu’il est possible en tant que modèle (et heureusement, j’imagine !) de ne plus voir la photo que pour ce qu’elle est, et non  comme une représentation de soi avec laquelle on n’adhère pas forcément.

« Mais, plus je me confronte à mon image, moins j’y suis sensible sur un plan émotionnel. Petit à petit, on apprend à ne plus se regarder sur l’image, mais à regarder l’image.Et le sentiment de réconfort et de validation – Ouf, je suis beau/belle sur cette image, mon existence est légitime – se fait peu à peu remplacer par un sentiment de fierté – Je peux être fier/fière ou pas d’avoir participé à l’élaboration de cette image. Et c’est à ce moment, à vrai dire, que le fait de se voir en photo – qui est à différencier du fait de poser – peut réellement participer à la (re)construction de notre confiance en nous-même, parce qu’alors nous nous replaçons au centre. Nous n’avons pas besoin de nous demander de quelle façon réagirait un regard venu de l’extérieur; c’est bel et bien notre regard sur notre action propre qui compte. » (Florence RIVIÈRES, « L’art de la pose – Osez le narcissisme », 2017, p. 164)

Le livre est bien sûr illustré de bon nombre de photographies, pour lesquelles l’auteure est de l’un ou l’autre côté de l’appareil (dans la grande majorité des cas). Et s’il est vrai que publier son premier ouvrage en bénéficiant de l’aide et du soutien de Julie de Waroquier et de bon nombre d’autres photographes est déjà un sacré avantage, le livre se suffit aussi à lui-même.

Vous l’avez compris, j’ai passé un excellent moment de lecture, ponctué de références multiples (littéraires, cinématographiques,…). Des notions de psychologie y sont aussi expliquées, en rapport bien sûr avec le sujet traité.

Pour couronner le tout, la mise en page est très agréable et aérée, alors que le contenu est dense.

Et au final…

…. et au final, je me suis surprise à avoir envie d’essayer… (Comme photographe j’entends !!)

Alors je te prends au mot, Florence, suite à ta gentille dédicace (« Au plaisir de travailler enfin ensemble »). Si tu passes par ici (ou moi un jour par chez toi), je serais ravie de faire mes premiers pas de photographe avec modèle en ta compagnie. Et promis, je ne déplace personne sans autorisation ….

De votre côté, n’hésitez pas à découvrir cet ouvrage, que vous soyez de l’un ou l’autre côté de l’appareil. Ou que, comme moi, vous n’ayez jamais approché ce type de photo en tant qu’acteur de la création d’une image : ça pourrait bien vous donner aussi envie d’essayer.

C’est vraiment une très très belle surprise.

Merci Florence !

Joëlle

 

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