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« Le songe du photographe » de Patricia Reznikov

Bonjour à tous,

Une autre suggestion de lecture pour ce soir, puisque j’ai terminé hier « Le songe du photographe », de Patricia Reznikov (Ed. Albin Michel).

Le pitch

Joseph, adolescent dans les années ’70, a du mal à trouver sa place, et on le comprend au vu du contexte familial qu’il décrit…

Il trouve alors refuge au sein d’une maison occupée par quelques personnages hauts en couleurs, venus d’un peu partout, qui vont le faire passer à l’âge adulte chacun à leur manière.

Je n’en dis pas plus…

Et la Photographie là-dedans ?

Au départ, le lien entre le titre et l’histoire du roman n’est pas évident.

Certes, le patriarche de cette petite troupe d’émigrés au passé chaotique est lui-même féru de photo, et inculque peu à peu une culture photographique au héros, mais celle-ci est très ciblée.

Bon, pour ma part j’avoue avoir ainsi comblé quelques lacunes, et j’ai ainsi découvert August Sander et André Kertész (en allant ensuite fureter sur Internet).

Si le roman n’est pas uniquement axé sur la Photographie, il n’en offre pas moins quelques passages fort intéressants et quelques jolies phrases aussi, au milieu du récit lui-même.

« Notre passage ici n’est sans doute qu’un grand rêve partagé parmi les catastrophes. Un extraordinaire album de photographies en noir et blanc qui contient tous les frémissements, toutes les pulsations du monde. Une possibilité de se souvenir de la lumière. » (P.Reznikov)

Et peu à peu, l’histoire, la petite, va rencontrer l’Histoire à travers, justement, le support photographique.

Le roman tient plus de la galerie de personnages originaux que d’une démarche photographique en tant que telle, car ce n’était pas l’objet. Mais le tout s’imbrique très bien, et j’ai pour ma part beaucoup apprécié la lecture.

« Le photographe est celui qui regarde le monde et qui espère. Il espère qu’il saura le surprendre dans ses convulsions, le déchiffrer. Pour témoigner, pour le rendre meilleur peut-être. Mais, ajoute-t-il avec une moue, ce n’est qu’un songe. Car il est lui aussi dans la photo, et il se regarde rêver. » (P. Reznikov).

Au final, donc, on voyage dans le temps, dans l’Histoire, la grande, et dans celle du personnage principal, les destins parallèles de sa famille (biologique ou adoptive).

Et l’on se dit qu’il peut être diablement difficile de trouver sa place dans ce monde.

Un très bon moment de lecture que je vous conseille donc.

Et pour ma part, je vais en entamer un autre !!! Bonne fin de soirée à tous !

Joëlle

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