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Ma stratégie de classement et de sauvegarde des photos

Bonjour à tous,

Un petit article « stratégique » pour aujourd’hui, dans un domaine qui fait souvent couler aussi beaucoup d’encre : la sauvegarde de nos précieuses photos. Et avant de sauvegarder, il faut classer, sinon on ne retrouvera rien dans quelques années.

Pourquoi je n’ai pas de NAS ?

Évacuons tout d’abord un point précis : je n’ai pas de NAS, et c’est un choix délibéré, pour plusieurs raisons :

  • Ca reste relativement cher (surtout si on veut des sauvegardes à deux endroits différents)
  • Ce doit être parfaitement paramétré, et je n’ai pas les compétences pour cela (oui je sais, je pourrais aussi me faire aider)
  • Je redoute, plus que tout, l’idée d’une erreur humaine (vous savez, la fameuse interface chaise/clavier) qui serait ainsi répercutée immédiatement sur la sauvegarde ou d’un malware quelconque dont les effet seraient aussi dupliqués dans la foulée
  • Et, enfin, comme je fais tout en double (une sauvegarde à domicile, l’autre au bureau), le coût serait multiplié par deux.

Mais dès lors, tout ce que je vais dire ci-dessous est fondé sur un présupposé de départ impératif : mes sauvegardes étant manuelles, ça implique de ne pas les oublier, et d’être parfaitement méthodique.

Et aussi, sans doute, d’avoir un mode de vie qui permet de passer assez de temps devant les écrans pour pouvoir l’organiser de façon systématique, ce que ne peuvent pas faire tous les photographes, j’en suis parfaitement consciente. Cela étant, bien organisé, le système ne prend pas trop de temps

Retour de shooting

Prenons donc les choses dans l’ordre : retour de shooting, ou déchargement de photos, quelles qu’elles soient. Je commence par les passer sur un videur de carte mémoire (parfois bien sûr aussi sur le terrain quand une carte est pleine, et bien sûr je ne réinscris rien dessus tant que je n’ai pas fait tout le reste après mon retour).

De là ça part via mon ordi sur :
– Mon disque dur externe de travail (qui contient toujours les photos de l’année en cours et de la précédente)
– Et déjà une première copie de tous les RAW, avant traitement, sur un autre disque dur.

Si j’excepte mon disque dur de travail, qui est susceptible de bouger avec moi pendant un déplacement et est donc bien un DD externe de 2,5″, tous les autres supports sont en fait des disques durs INTERNES de 3,5″ placés dans des docks, de ce genre-là (je vous ai ouvert l’un des « flat docks » pour vous montrer, sinon ça reste fermé). Et bien sûr, tout reste éteint sauf pendant la durée précise où je m’en sers.

Avantages :
– Plus économique
– Je ne multiplie pas les alimentations avec plein de disques durs externes tous les ans. Il y a, tant à la maison qu’au bureau, 3 ou 4 docks dans lesquels je fais tourner les DD en fonction des besoins.
– Le stockage, ensuite, est moins volumineux :

– Je mets en général au maximum 2 ans par disque dur (sauf les photos d’archives issues des argentiques, qui sont moins lourdes et moins nombreuses). Ainsi, tous les oeufs ne sont pas, non plus, dans le même panier.

J’ai un jeu complet de disques durs à mon domicile, et l’autre au bureau.
Mais poursuivons l’ordre logique.

Le classement

Bon là bien sûr, chacun son classement. Celui qui, pour moi, a fait ses preuves, est purement chronologique, dans ce genre-là car j’ai une assez bonne mémoire des dates, donc je retrouve ainsi facilement les séries même si Lightroom (et son catalogage efficace) n’est pas ouvert :

Mon flux de travail

J’importe ensuite les RAW dans Lightroom et je les traite.
Mon catalogue se trouve sur mon DD interne dans l’ordi, lequel est lui-même partitionné en 3 :
C : système
D : données (avocate et auteur-photographe et données importantes)
E : données (loisirs)

Le catalogue de Lightroom est sur D:/
La sauvegarde de ce catalogue, fait par LR à la fermeture, se trouve sur la partition E:/

Par ailleurs, mes partitions D et E sont synchronisées, tant à la maison qu’au bureau, avec des sauvegardes sur des disques durs dans ces fameux docks, à l’aide d’un programme que j’ai installé il y a quelques mois (en remplacement d’un autre qui me créait des fichiers fantômes « gigavores » sur C:).
J’utilise à présent, pour ma plus grande satisfaction, le petit utilitaire gratuit, WinDataReflector (sur Windows donc).

J’en ai essayé une bonne dizaine avant, et celui-là remplit tous mes besoins en terme de rapidité, d’efficacité et de paramétrage.

Les sauvegardes

Donc dès que le disque dur externe de travail contient déjà les RAW à traiter, je le synchronise (comme indiqué sur le premier schéma de cet article) avec la copie (disque dur dans le dock) à l’endroit où je me trouve (généralement c’est à la maison que je commence cela).

Lorsque mon traitement est fini, je refais une synchro entre le DD de travail et le DD qui se trouve dans le dock. Et je fais de même le lendemain en arrivant au bureau, puisqu’il y a, là aussi, un DD dans un dock pour l’année en cours.

Et dans le même temps, je monte toutes les séries RAW et JPG, en reproduisant les mêmes arborescences de fichiers, sur le site Joomeo. S’il me faut publier une série sur mon site, c’est fait en parallèle (il est hébergé sur Smugmug).

 

Et bien sûr, je fais de même pour toutes les séries, y compris celles qui sont issues de négatifs scannés, d’archives familiales, etc.

Avantages/inconvénients

Cette procédure, que j’affine et pratique depuis quelques années, me permet d’avoir toujours trois jeux complets de mes photos, dont un dans le cloud (sur Joomeo donc, où toutes mes séries sont en version « privée », et sont donc invisibles). Le site propose également d’autres prestations (outre bien sûr les galeries publiques), comme l’impression de tirages etc. Pour l’instant je ne m’en suis pas servie, ma finalité était de pouvoir disposer à tout moment, y compris en déplacement, d’un jeu complet de mes photos tout en pouvant les visionner, même en RAW, en cas de besoin.

Et voilà… vous savez tout.

Ceci aidera peut-être l’un ou l’autre d’entre vous.
Rien de pire que la seule idée de perdre une série de photos…

Joëlle

5 commentaires sur cet article

  1. Bonjour Joëlle,
    Intéressant comme sujet et développement. Pour ma part, j’utilise un système RAID de deux disques durs qui travaillent en parallèle. Je perds la moitié de la capacité mais c’est très sur, hormis l’incendie. Quand je ne travaille pas mes photos, les disques restent bien entendu éteints, ce qui augmente leur durée de vie. Important aussi de parler de la sécurité électrique, quand on évoque les disques durs. En effet, le courant électrique est soumis à des surtensions, microcoupures, voir coupures qui peuvent endommager les disques durs et réduire leur durée de vie. Multiprise, parafoudre, parasurtenseur, ou onduleurs constituent des solutions. Sinon, les disques SSD représentent l’avenir mais restent encore cher.

    1. Bonjour Denis,
      Merci pour ton message.
      Bien sûr, j’oubliais de préciser (mais ça va de soi) que mes DD sont aussi tous éteints sauf au moment précis où je fais ma synchro…
      Les SSD en effet doivent encore faire des progrès en terme de coût, c’est sûr… mais à terme j’imagine que ça va venir…
      Un si petit stockage.
      Je ne suis pas assez qualifiée pour savoir si ce sera un support à plus long terme que les DD classiques, mais j’imagine que c’est l’une des finalités de cette technique…

      Merci aussi pour ta précision, que j’avais oubliée, sur la sécurité électrique…
      C’est d’ailleurs l’un des risques que je veux aussi éviter avec la 3ème sauvegarde, celle qui est dans le cloud.

  2. Très intéressant 2 disques dur un RAW non traité un RAW traité et un pour la sauvegarde du catalogue. Et sur le pc le catalogue de l’année en cours avec les photos de l’année. Mais pas de cloud Peut être une erreur qu’il faut que je corrige. Sur le cloud tu peux mettre des RAW ou que du jpeg?

  3. Article intéressant merci. Pour ma part, j’ai une arborescence identique. Mais tout (Raw, Raw retouchés, Jpeg exportés en différents formats selon les besoins, mes presets, signatures etc.. et mon catalogue LR) se trouve sur un disque dur externe. Ce disque dur est également mon dossier Dropbox. Tout est donc intégralement sauvegardé sur Dropbox, en live. Dropbox peut être installé et paramétré sur différent pc, j’ai donc aussi une synchro qui se fait sur un pc au travail. Sans manipulation autre que la configuration assez simple de Dropbox, j’ai donc en direct une version à la maison, au boulot et une sur le cloud. Quand je rentre d’un shoot, je vide mes cartes dans un dossier « 2017 X » avec un sous dossier « 2017 X raw » puis j’importe dans LR. J’ai dû prendre un bon abonnement Dropbox évidemment, car ça prend un peu de place. J’ai 2 To. Par contre, à côté de ça, pas d’autre investissement en matériel de sauvegarde. Ma maison peut brûler, mon travail aussi, même Dropbox peut brûler, tant que c’est pas les 3 en même temps, je suis couvert. Je n’ai pas assez d’organisation et je ne me donne pas assez de temps pour faire les sauvegardes « à la main » comme tu fais. Dropbox est donc ma solution rêvée 🙂 Il faut juste trouver et conserver le workflow et l’arborescence qui conviennent le mieux à chacun. Mais voilà, ce n’est que mon exemple.

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